Explication

À qui s'adresse Mukeï

Les deux publics et les deux formats d'usage, avec ce qui change concrètement entre les deux.

Mukeï s'adresse à deux publics qui ne cherchent pas la même chose, et propose deux formats d'usage qui n'ont pas la même forme.

Cette page vous aide à situer où vous êtes, pour savoir quoi lire ensuite et ce que vous pouvez attendre du produit.


Deux publics

L'entrepreneur

Vous dirigez une entreprise, vous détenez une marque, vous avez fait développer un logiciel ou déposé un brevet. Vous valorisez vos propres actifs.

Ce que vous cherchez, généralement :

  • savoir où vous en êtes avant une décision — céder, lever, transmettre ;
  • un chiffre argumenté à opposer à celui d'en face dans une négociation ;
  • justifier une valeur auprès d'un tiers : administration, banque, commissaire ;
  • suivre l'évolution de ce que vous avez construit.

Ce que le produit suppose de vous : rien de technique. Le vocabulaire métier est redéfini à chaque page de ce guide, et les valeurs par défaut proviennent de référentiels reconnus — vous n'avez pas à inventer un multiple sectoriel ou un coût du capital.

Ce que le produit ne fait pas à votre place : rassembler vos chiffres. Une valorisation sérieuse commence par votre compte de résultat, votre bilan et vos factures.

Le professionnel du chiffre

Expert-comptable, conseil en propriété industrielle, avocat, évaluateur. Vous valorisez pour le compte de vos clients.

CPI : conseil en propriété industrielle, le professionnel du droit des marques et brevets.

Ce que vous cherchez, généralement :

  • industrialiser un travail que vous faisiez au tableur, sans perdre en rigueur ;
  • la traçabilité — pouvoir ressortir dans trois ans la formule exacte appliquée ce jour-là ;
  • un livrable présentable sans le remettre en forme ;
  • répartir le travail entre plusieurs intervenants sur le même dossier.

Ce que le produit suppose de vous : votre jugement professionnel. Le choix des méthodes, leur pondération, la lecture d'un écart entre deux approches restent vos décisions. Mukeï les outille et les documente ; il ne les prend pas — et le rapport porte votre nom.

Ce que le produit vous apporte de spécifique : le versionnement du moteur de calcul, la datation des référentiels, et le journal complet des étapes de chaque calcul. C'est ce qui distingue un dossier défendable d'un tableur. → Pourquoi une valorisation est opposable


Deux formats d'usage

Les publics décrivent qui vous êtes. Les formats décrivent comment le produit s'organise autour de vous.

Le concept commun aux deux est l'espace de travail : le conteneur de vos actifs, de vos valorisations, de vos démarches et de vos documents. C'est aussi la frontière étanche entre les dossiers. → L'espace de travail

Le format SOLO

Un utilisateur, son espace, ses actifs.

C'est la forme la plus simple, et celle dans laquelle tout compte est créé. À l'inscription, un espace personnel est créé à votre nom : vous en êtes le propriétaire, vos actifs s'y rangent.

Vous
└── Votre espace de travail
    ├── Atelier Ferblanc SAS   (entreprise)
    ├── Bergamote              (marque)
    └── Démarche : cession, 2026

Noms fictifs.

Vous pouvez inviter quelqu'un dans votre espace — un associé, votre expert-comptable — sans changer de format. SOLO ne veut pas dire seul, cela veut dire sans cabinet.

Le format CABINET

Un cabinet gère les espaces de ses clients.

Chaque client a son propre espace, distinct des autres. Le cabinet s'y rattache, et ses collaborateurs accèdent aux espaces sur lesquels ils interviennent.

Cabinet Dupont & Associés
│
├── Espace « Atelier Ferblanc »      ← un client
│   └── Atelier Ferblanc SAS (entreprise)
│
├── Espace « Voilure Numérique »     ← un autre client
│   ├── Voilure Numérique SARL (entreprise)
│   └── Voilure Studio (logiciel)
│
└── Espace « Bergamote & Cie »       ← un troisième
    └── Bergamote (marque)

Un espace peut être rattaché à un cabinet principal — celui qui tient le dossier — et à des cabinets intervenants, appelés sur une mission ponctuelle et dont l'accès est limité au périmètre de leur intervention. Un CPI qui traite le volet brevets d'un dossier tenu par un expert-comptable n'a pas besoin de voir le reste.


Ce qui change concrètement

SOLO CABINET
Nombre d'espaces Un, le vôtre Un par client
À qui appartiennent les actifs À vous À chaque client
Point d'entrée Le tableau de bord et vos actifs La liste des clients
Passer d'un dossier à l'autre Sans objet Par le sélecteur d'espace
Travail à plusieurs Par invitation dans votre espace Par appartenance au cabinet
Intervenants extérieurs Invitation individuelle Rattachement d'un cabinet intervenant
Les méthodes et le moteur Identiques Identiques
Les référentiels de marché Identiques Identiques

Le format ne change rien aux calculs. Un DCF lancé par un entrepreneur seul et un DCF lancé par un cabinet, avec les mêmes entrées, donnent le même chiffre, produit par le même moteur, appuyé sur les mêmes référentiels. Le format change l'organisation, jamais le résultat.


Passer de l'un à l'autre

Le choix fait à l'inscription — « Valoriser mes actifs » ou « Gérer des clients »n'est pas définitif. Il oriente simplement l'accueil : la seconde option vous propose de créer ou de rejoindre un cabinet.

Les deux comptes sont techniquement identiques au départ. Un entrepreneur qui devient conseil peut créer un cabinet plus tard ; un collaborateur peut rejoindre un cabinet existant sur invitation.

Créer son compte


Le cas particulier du client accompagné

Une situation fréquente mérite d'être nommée : vous êtes entrepreneur, et un cabinet tient votre dossier.

Vous pouvez alors appartenir à deux espaces : le vôtre, et celui que le cabinet gère pour vous. Le sélecteur en haut de l'interface sert à passer de l'un à l'autre.

Le cabinet peut vous faire contribuer à une démarche — déposer des pièces, valider une étape — sans vous ouvrir l'ensemble de son travail.

⚠️ Ce que voit exactement un client externe n'est pas encore documentable

Mukeï fait aujourd'hui coexister quatre jeux de rôles qui se chevauchent partiellement, et leur rationalisation est un chantier ouvert du produit.

La question « que voit précisément un client externe invité sur son propre dossier ? » n'a pas de réponse stable aujourd'hui, et ce guide préfère ne pas en donner une qui serait fausse dans quelques mois.

Ce qui est acquis et vérifiable : la frontière entre espaces de travail est étanche, vérifiée à chaque opération côté serveur. Un client ne voit jamais le dossier d'un autre client.

Ce qui reste ouvert : la granularité fine à l'intérieur d'un même dossier partagé. Si un accès vous paraît incohérent, signalez-le — ce n'est pas nécessairement le comportement voulu.


Pour qui Mukeï n'est pas fait

Une page honnête dit aussi les bornes.

Si vous cherchez une certification. Mukeï produit un dossier défendable, il ne se substitue ni au commissaire aux apports, ni au commissaire aux comptes, ni à l'expert judiciaire quand la loi en exige un. Il leur donne une base de travail solide — pas leur signature.

Si vous cherchez un prix de cession. Une valorisation établit une valeur argumentée à une date donnée. Le prix se forme dans une négociation. Les deux peuvent différer largement sans que ni l'un ni l'autre soit faux. → Les limites de l'exercice

Si votre actif n'entre dans aucune des quatre familles. Mukeï valorise des entreprises, des logiciels, des marques et des brevets. Un savoir-faire non breveté, une base de clients, un fichier : ils contribuent à la valeur de l'entreprise, mais ne se valorisent pas séparément dans le produit. → Les quatre types d'actifs

Si vous n'avez aucun chiffre. Toutes les méthodes partent de données : des dépenses engagées, un chiffre d'affaires, des revenus projetés. Sans aucune de ces matières, aucune méthode ne peut produire quoi que ce soit de défendable.


Pour aller plus loin