Renseigner un logiciel
Les champs d'un actif de type Logiciel : volume de code, complexité, propriétaire, coûts de développement.
Un actif de type Logiciel représente un produit logiciel : une application web ou mobile, un SaaS, une API, une bibliothèque. Pas la société qui l'édite — celle-ci, si vous voulez la valoriser aussi, est un actif de type Entreprise à part.
Une différence : pas de recherche automatique
Aucun registre ne répertorie les logiciels. Le formulaire « Identité du logiciel » est donc entièrement en saisie manuelle.
Une exception : si le propriétaire du logiciel est une personne morale, la recherche Pappers est disponible sur ce bloc précis, pour retrouver la société propriétaire par son nom ou son SIREN.
Section 1 — Identité du logiciel
| Champ | Ce qu'il attend | Obligatoire |
|---|---|---|
| Nom du logiciel | Ex. Mon Application SaaS. |
oui |
| Type de logiciel | Un ou plusieurs choix — « plusieurs choix possibles ». | oui |
| Statut de développement | Concept · MVP · Production · Mature. | oui |
| Date de création | Le début du développement. | non |
| Date de dernière refonte | La dernière réécriture majeure. | non |
| Description du logiciel | Texte libre. | non |
Les huit types de logiciel se cochent comme des étiquettes, et on peut en retenir plusieurs — un produit est souvent à la fois une API et un SaaS :
Application Web · Application Mobile · Application Desktop · SaaS · API / Backend · Librairie / SDK · Logiciel Embarqué · Autre
Le statut de développement est un jugement, pas une mesure : Concept (rien de fonctionnel), MVP (une version minimale utilisable), Production (exploité par des utilisateurs réels), Mature (stable, en maintenance).
Les deux dates comptent plus qu'il n'y paraît. L'écart entre la date de création et aujourd'hui donne l'âge du code, qui pilote son obsolescence. La date de dernière refonte rajeunit ce compteur : un code réécrit intégralement en 2024 n'a pas dix ans d'obsolescence parce qu'il a été commencé en 2015.
Section 2 — Le propriétaire
Ce bloc est obligatoire à la création. Il répond à une question simple mais décisive en valorisation : qui détient les droits ?
On choisit d'abord entre personne physique et personne morale.
| Si personne physique | Si personne morale |
|---|---|
| Nom · Prénom · Email | Nom de l'entreprise · SIREN (recherche Pappers disponible) |
Un logiciel développé par un salarié appartient en général à son employeur ; un logiciel développé par un prestataire indépendant, souvent pas — cela dépend du contrat. C'est le premier point qu'un acquéreur vérifiera.
Section 3 — Métriques techniques
Cette section est explicitement optionnelle, avec la mention « Optionnel — pour les calculs COCOMO et coûts de développement ». Ne la remplissez que si vous comptez utiliser ces méthodes.
| Champ | Ce qu'il attend |
|---|---|
| Langages de programmation | Une liste à choix multiples (une cinquantaine de langages proposés). |
| Lignes de code | Un nombre, avec un sélecteur d'unité SLOC / KLOC. |
| Niveau de complexité | Simple · Modéré · Complexe · Très complexe. |
| Taille de l'équipe | Nombre de développeurs. |
| Durée de développement | En mois. |
| Coût total de développement | En euros. |
| TJM moyen développeur | Le taux journalier moyen, en euros. |
Le volume de code, et le piège d'unité
SLOC (source lines of code) compte les lignes une par une. KLOC compte par milliers : 50 KLOC = 50 000 SLOC. Le formulaire propose les deux et convertit tout seul — mais vérifiez le sélecteur avant de valider. Saisir 50 000 en pensant « KLOC » revient à déclarer cinquante millions de lignes.
Ce qu'il faut compter : le code source que vous avez écrit. Pas les bibliothèques tierces, pas le code généré automatiquement, pas les fichiers de configuration. Un compteur de code sur votre dépôt vous donnera le chiffre.
Le niveau de complexité ne décrit pas la difficulté ressentie mais les contraintes techniques : un site vitrine est Simple, une application métier avec des règles nombreuses est Modéré à Complexe, un système temps réel ou soumis à certification est Très complexe.
Ce qui se saisit ailleurs
Les métriques économiques du logiciel ne sont pas dans ce formulaire. Elles se renseignent dans l'onglet Données de la fiche, ou dans le formulaire de la méthode :
- ARR (Annual Recurring Revenue, revenu récurrent annuel) — pour un logiciel vendu par abonnement, le chiffre d'affaires annualisé des abonnements en cours. Un client à 200 €/mois contribue 2 400 € d'ARR.
- MRR — la même chose au mois.
- Churn — le taux d'attrition : la part de clients perdus sur une période. Un churn mensuel de 2 % signifie qu'on perd deux clients sur cent chaque mois, soit environ un cinquième du parc sur un an. Il réduit directement la valeur, parce qu'il raccourcit la durée de vie des revenus.
- Nombre de clients, coût de maintenance annuel, dépenses de développement par exercice.
Voir les données financières.
Les méthodes que ce type ouvre
| Méthode | Ce qu'elle consomme en priorité |
|---|---|
| COCOMO | Lignes de code, mode COCOMO, coût homme-mois. |
| Multiple ARR (SaaS) | L'ARR et le taux de churn mensuel. |
| Coûts de développement historiques (VRN) | L'historique des dépenses de développement, revalorisé et amorti. |
| Valeur de rendement (logiciel) | L'EBE attribuable au logiciel et sa durée de vie résiduelle. |
Voir le catalogue des méthodes.
Pour aller plus loin
- Créer un actif
- Les quatre types d'actifs — société ou logiciel, comment trancher
- Champs d'un actif
