Explication

Les deux chemins de valorisation

Valoriser depuis un actif ou via une démarche : ce que chaque chemin permet, et pourquoi les deux existent.

Mukeï propose deux façons de produire une valorisation. Ce n'est pas un doublon : les deux chemins répondent à des besoins différents, et l'un ne remplace pas l'autre.

Cette page explique lequel prendre, et pourquoi cette dualité est un choix.


Les deux chemins en une phrase

Le chemin direct. Depuis la fiche d'un actif, on choisit une méthode, on renseigne ses paramètres, on lance le calcul. On obtient une valorisation en quelques minutes.

La démarche. Une mission encadrée en cinq phases — qualification, documents, jeu de données, calculs, restitution — qui produit un rapport PDF structuré. Elle prend plus longtemps et vous fait passer par des étapes que le chemin direct saute.


Ce que chacun permet

Chemin direct Démarche
Point de départ La fiche d'un actif, bouton Nouvelle Le menu Démarches, ou la fiche d'un actif
Choix des méthodes Une par une, à votre initiative Recommandées par le cas d'usage retenu
Documents justificatifs Rattachables, non demandés Demandés explicitement, validés un par un
Jeu de données Saisi au fil des formulaires Construit, puis validé — donc figé
Questionnaire extra-financier Optionnel, depuis l'onglet Paramètres Une étape du parcours
Pondération Possible, depuis la fiche de l'actif Une étape du parcours
Recommandation écrite Champ « avis d'expert » de la fiche Une étape du parcours
Rapport PDF Export de la fiche actif ou d'une valorisation Rapport complet de la démarche
Trace de la mission Aucune : des calculs, pas un dossier Un dossier daté, nommé, avec son motif

Quand prendre le chemin direct

Pour comprendre. C'est le meilleur chemin d'apprentissage : on voit immédiatement l'effet d'une méthode et de ses paramètres.

Pour un ordre de grandeur. « Est-ce qu'on parle de 500 000 € ou de 3 millions ? » se répond en dix minutes.

Pour tester une hypothèse. Faire varier un taux, un multiple, un horizon, et regarder la valeur bouger.

Pour un usage interne. Un point d'étape avec un associé, une préparation de réunion.

Le chemin direct ne produit pas un livrable. Il produit une connaissance.


Quand prendre la démarche

Dès qu'un tiers va lire le résultat. Un acquéreur, un investisseur, un expert-comptable, l'administration fiscale, un juge. La démarche produit le document qu'ils attendent — et surtout, elle vous fait passer par les étapes qu'ils vérifieront.

Dès qu'il faut savoir pourquoi. Une démarche porte un cas d'usage : cession, levée de fonds, IP Box, apport en nature, BSPCE, contentieux, justification comptable… Le motif est inscrit dans le dossier. Deux ans plus tard, on sait pourquoi ce chiffre a été produit, et ce qu'on cherchait à démontrer.

Dès qu'on travaille à plusieurs. La démarche répartit les rôles : le client dépose ses pièces, l'analyste construit le jeu de données, le responsable valide.

Dès que la reproductibilité compte. Un jeu de données validé est un jeu de données figé : on sait exactement sur quels chiffres le calcul reposait.


Pourquoi deux chemins plutôt qu'un

La question mérite une réponse franche, parce qu'un produit avec deux chemins vers le même résultat paraît toujours suspect.

Un seul chemin long décourage. Si la seule façon d'obtenir un chiffre était de créer une démarche, de choisir un cas d'usage, de déposer des documents et de valider un jeu de données, personne ne découvrirait jamais le produit. La première valorisation doit tenir en dix minutes.

Un seul chemin court ne produit rien d'opposable. Un chiffre sans motif, sans pièces, sans jeu de données validé et sans recommandation écrite n'est pas un livrable. Il ne survivra pas au premier examen sérieux.

Les deux chemins ne visent donc pas le même objet. Le premier produit un calcul. Le second produit un dossier.

C'est une décision de conception assumée du produit, pas une hésitation.


Ce que chaque chemin interdit

Il faut être précis, parce que la frontière n'est pas symétrique.

Le chemin direct ne peut pas :

  • produire le rapport PDF complet d'une démarche — l'export d'un actif ou d'une valorisation est plus court et ne porte pas le cadre de la mission ;
  • figer un jeu de données validé ;
  • répartir des tâches entre plusieurs personnes ;
  • inscrire un cas d'usage et un contexte dans le dossier.

La démarche ne peut pas :

  • aller vite. C'est son objet même.

Une chose importante : les deux se rejoignent

Ce ne sont pas deux mondes étanches.

Un actif est le même objet dans les deux chemins. Une démarche porte sur un ou plusieurs actifs déjà créés, et les valorisations produites dans la démarche apparaissent sur la fiche de l'actif.

Il est donc parfaitement normal — et même recommandé — de commencer par le chemin direct pour comprendre, puis d'ouvrir une démarche sur le même actif quand le dossier devient sérieux. Rien n'est perdu.

Un point à connaître. La pondération que vous définissez dans la phase calculatoire d'une démarche et celle que vous définissez sur la fiche de l'actif sont deux réglages distincts qui ne se recopient pas l'un dans l'autre. Une pondération soigneusement établie dans une démarche ne remonte pas dans l'historique de valeur de l'actif : en son absence, cet historique retombe sur une moyenne simple de toutes les valorisations. Si la valeur affichée sur la fiche vous surprend après une démarche, c'est là qu'il faut regarder. Voir pondérer plusieurs méthodes.


En résumé

La question Le chemin
« Combien ça vaut, en gros ? » Direct
« Je veux comprendre cette méthode » Direct
« Je dois présenter ce chiffre à quelqu'un » Démarche
« L'administration va le regarder » Démarche
« Mon client doit fournir des pièces » Démarche
« Je veux tester une hypothèse » Direct

Pour aller plus loin