Guide pratique

La phase calculatoire

Paramétrer les méthodes, lancer les simulations, pondérer et analyser les écarts.

C'est le cœur du travail d'évaluation : on règle les paramètres, on calcule, on arbitre, on explique.

Quatre tâches. Cette phase n'est jamais visible par un client externe — elle est réservée aux rôles internes.


Tâche 1 — Paramétrage

Régler les paramètres techniques de chaque méthode, actif par actif.

Le module présente, pour chaque méthode retenue, la liste de ses paramètres avec leur libellé, leur unité et une valeur proposée par défaut. Un bouton Réinitialiser à la valeur par défaut est disponible sur chacun.

Les assistants de calcul

C'est la partie la plus utile de ce module. Plusieurs paramètres délicats disposent d'un calculateur dédié :

Assistant Ce qu'il construit
Calculateur WACC Le taux d'actualisation, à partir du coût des fonds propres, du coût de la dette et de la structure de financement.
Calcul de l'EAF Le facteur d'ajustement d'effort de COCOMO, à partir des facteurs de coût du modèle.
Dette technique à partir des langages Une estimation de dette technique, dérivée des langages du logiciel.
Dette nette à partir des postes comptables La dette nette, à partir des emprunts et de la trésorerie.
Combinaison de secteurs Un multiple sectoriel pour une entreprise à cheval sur plusieurs secteurs.

La source des données de marché est affichée à l'écran — le millésime du référentiel utilisé.

Utilisez ces assistants plutôt que de saisir à la main. Un paramètre construit par un calculateur reste explicable ; un paramètre saisi directement demande une justification écrite.

Deux boutons ferment le module : Enregistrer et Valider et terminer.

Voir paramétrer une méthode et paramètres de calcul.


Tâche 2 — Lancer les valorisations

Le module s'ouvre sur un bandeau qui explique sa logique :

« Pour chaque méthode, créez une ou plusieurs simulations avec des paramètres différents (hypothèse haute, basse, centrale…). Chaque simulation est sauvegardée et apparaîtra sur la fiche actif. »

Simulation est le mot employé ici pour une valorisation calculée dans une démarche. Une méthode peut en porter plusieurs.

Le principe

Pour chaque actif, les méthodes retenues sont listées. Sous chacune, ses simulations, avec des actions pour les modifier, les dupliquer ou les supprimer.

Ouvrir une simulation lance le simulateur : un écran large où l'on ajuste les paramètres et où l'on voit le résultat se recalculer.

Le scénario utilisé

Par défaut, le simulateur part du scénario validé en phase Jeu de données. S'il n'y en a pas, il prend le plus récent.

C'est le mécanisme qui garantit que toutes vos méthodes tournent sur les mêmes chiffres. Si une simulation utilise un autre scénario, le produit l'indique explicitement — c'est un signal à ne pas ignorer.

Pourquoi plusieurs simulations par méthode

Dupliquer une simulation et changer un paramètre est le meilleur moyen de préparer une discussion. Vous savez ce que donne le DCF à 11 %, à 12 % et à 13 %, et vous n'improvisez pas quand on vous demande « et si on prenait un taux plus prudent ? ».

Si aucune méthode n'a été retenue : « Aucune méthode sélectionnée. Revenez à l'étape "Sélection des méthodes". »


Tâche 3 — Définir la pondération

Attribuer un poids à chaque simulation retenue, pour obtenir une valeur unique.

Le module présente, actif par actif, la liste des simulations avec une case à cocher, le libellé de la méthode, le montant et un champ de poids en pourcentage.

Un bouton Équirépartir distribue les poids également entre les lignes cochées. Un encart affiche en direct le total des poids — vert avec une coche s'il vaut 100 %, rouge sinon — et la valeur pondérée estimée.

Le bouton d'enregistrement reste bloqué tant que la somme n'est pas correcte : « La somme des poids des éléments cochés doit être de 100 % ».

Comment choisir les poids

Trois critères recevables : la qualité des données disponibles pour chaque méthode, la pertinence au regard du cas d'usage, la spécificité de l'actif.

Un critère non recevable : le résultat obtenu. Pondérer à 60 % la méthode qui donne le chiffre le plus élevé est facile à démontrer par un expert adverse.

Voir pondérer plusieurs méthodes.

⚠️ Cette pondération ne remonte pas sur la fiche de l'actif

La pondération que vous définissez ici et celle de la fiche de l'actif sont deux réglages distincts qui ne communiquent pas.

L'historique de valeur de l'actif et la valeur affichée sur sa fiche n'utilisent que la pondération de la fiche. En son absence, ils retombent sur une moyenne simple de toutes les valorisations.

Vous pouvez donc voir deux valeurs différentes pour le même actif : celle de votre rapport et celle de la fiche. Si vous voulez qu'elles concordent, saisissez la pondération aux deux endroits.


Tâche 4 — Analyser les résultats

La tâche la plus riche, et celle qui alimente directement le rapport.

Ce qu'on y voit

Une comparaison des simulations, avec des indicateurs de dispersion et de croissance, et le détail par catégorie de méthode.

C'est ici qu'on lit les écarts entre méthodes. Un écart de moins de 20 % signale que les approches se confirment. Un écart important n'est pas une erreur : c'est une information qui demande une explication.

Les six commentaires

Le module propose six blocs de texte structurés. Ce sont eux qui remplissent le rapport :

Bloc Ce qu'on y écrit
Commentaire — Données financières La qualité et les limites du jeu de données retenu.
Commentaire — Score extra-financier Ce que le questionnaire a révélé, et son effet sur le taux.
Commentaire — Analyse de la méthode Pour chaque méthode, ce qu'elle mesure sur cet actif et ce qu'elle vaut.
Commentaire — Pondération Pourquoi ces poids-là.
Commentaire — Synthèse Le raisonnement d'ensemble.
Commentaire — Avis global de l'évaluateur La position d'expert.

Prenez le temps de les écrire. Un rapport dont tous les commentaires sont vides est un tableau de chiffres. Un rapport commenté est une analyse.

Le bloc « Pondération » mérite un soin particulier : c'est celui qu'un lecteur critique lira en premier, parce que c'est là que se loge la subjectivité de l'exercice.

L'assistance à la rédaction

Le module propose de générer un brouillon de commentaire. Le message qui l'accompagne dit l'essentiel : « Brouillon généré. Relisez avant d'enregistrer. »

Relisez et réécrivez. Un brouillon automatique connaît vos chiffres, pas votre dossier. Il ne sait rien de la négociation en cours, du litige de 2024 ni du contrat qui arrive à échéance. C'est un point de départ, pas un livrable.


Avant de passer à la suite

  • Au moins deux méthodes calculées par actif — la checklist du rapport le vérifie.
  • Une pondération définie par actif, dont la somme fait 100 %.
  • Les six commentaires renseignés, au moins ceux de pondération et de synthèse.
  • Les écarts importants entre méthodes expliqués, pas seulement constatés.

Pour aller plus loin