Lire un résultat de valorisation
L'écran de résultat bloc par bloc : montant, confiance, hypothèses, sensibilité, étapes de calcul.
Cette page décrit l'écran détaillé d'une valorisation : ce que chaque bloc contient et comment le lire.
On y accède en cliquant sur une valorisation, depuis l'écran des valorisations ou depuis l'onglet Valorisations de la fiche de l'actif.
Les actions en haut de page
Quatre boutons, à droite du titre :
| Bouton | Ce qu'il fait |
|---|---|
| Retour à l'actif | Revient à la fiche. |
| Exporter PDF | Produit un document d'une page sur cette valorisation seule. |
| Modifier les hypothèses | Rouvre les paramètres pour recalculer sans repartir de zéro. |
| Supprimer | Retire la valorisation, après confirmation. |
La suppression est définitive : « La valorisation {méthode} sera définitivement supprimée. Cette action est irréversible. »
Bloc 1 — Le montant et le badge de confiance
En haut, une carte porte l'essentiel : le nom de la valorisation, celui de l'actif, la méthode employée, et le montant en gros caractères.
En dessous : « Calculé le {date} à {heure} ». Cet horodatage est celui du calcul, distinct de toute modification ultérieure de la fiche. C'est lui qui fait foi.
Le badge de confiance
À droite du titre, un badge indique Confiance Élevée, Moyenne ou Faible, avec un code couleur (vert, orange, rouge).
Ce qu'il mesure. La robustesse du calcul au regard des données fournies : complétude des entrées, cohérence entre elles, nécessité pour le moteur de recourir à des valeurs de substitution.
Ce qu'il ne mesure pas. La justesse de vos hypothèses. Un calcul appuyé sur des projections irréalistes mais complètes affichera une confiance élevée.
Ce qu'il faut en faire. Une confiance faible n'invalide pas le résultat : elle vous dit de le manier avec précaution et de le croiser avec une autre méthode.
Bloc 2 — Le bandeau du score extra-financier
Ce bandeau n'apparaît que si un questionnaire extra-financier a été rempli sur l'actif. Il indique :
« Taux d'actualisation dérivé du score extra-financier (72/100) : 12,40 % (taux saisi avant prise en compte du score : 10,00 %). »
Il vous montre les deux taux : celui que vous aviez saisi, et celui effectivement appliqué après ajustement du risque.
C'est un bloc utile en défense : il prouve que le taux n'a pas été choisi au jugé, mais dérivé d'une évaluation structurée des risques de l'actif.
Bloc 3 — L'analyse de sensibilité
Un bloc large, intitulé « Analyse de sensibilité », sous-titré du paramètre qu'il fait varier.
Ce qu'on y voit
Un curseur de variance en haut, puis une barre horizontale portant trois montants :
| Étiquette | Ce que c'est |
|---|---|
| Pessimiste | La valeur obtenue avec l'hypothèse défavorable. |
| Retenue | La valeur du calcul principal. |
| Optimiste | La valeur obtenue avec l'hypothèse favorable. |
Sous chaque montant figure la valeur du paramètre correspondante. Vous voyez donc littéralement : « à 13 % d'actualisation, 1,2 M€ ; à 12 %, 1,4 M€ ; à 11 %, 1,7 M€ ».
Le curseur ajuste l'amplitude de la variation et recalcule en direct.
Le paramètre testé selon la méthode
| Méthode | Paramètre mis à l'épreuve | Amplitude par défaut |
|---|---|---|
| DCF | Taux d'actualisation | ± 1 point |
| Comparables | Multiple sectoriel | ± 0,5 × |
| Exonération de redevances | Taux de redevance | ± 0,5 point |
| Valeurs de rendement | Taux d'actualisation | ± 1 point |
| Méthodes par les coûts (VRN) | Durée d'amortissement | ± 1 an |
| COCOMO | Tarif journalier | ± 10 % |
Les méthodes sans sensibilité
Quatre méthodes n'affichent pas ce bloc : Actif net réévalué, Valeur d'ancrage, Multiple ARR et Risk-adjusted NPV. Ce n'est pas un oubli : leurs entrées sont des constats plutôt que des hypothèses. Un prix par part réellement payé ne se fait pas varier.
Quand la sensibilité est absente, le bloc des hypothèses occupe toute la largeur.
Voir l'analyse de sensibilité pour l'interprétation.
Bloc 4 — Les hypothèses
À droite de la sensibilité, une carte « Hypothèses », sous-titrée « Paramètres du calcul ».
Elle liste chaque paramètre effectivement retenu, avec son libellé lisible et sa valeur formatée : « Taux d'actualisation : 12,4 % », « Multiple EBITDA : 6,2× », « Décote de taille : 15,0 % », « Dette nette : 180 000 € ».
C'est le bloc à relire avant de diffuser un chiffre. Une erreur de saisie d'un facteur mille y saute aux yeux ; dans le montant final, jamais.
Les séries longues — flux annuels, budgets, revenus projetés — n'y figurent pas : elles apparaissent dans le bloc suivant.
Bloc 5 — Les étapes de calcul
Le bloc le plus important, et celui que tout le monde saute.
Mukeï ne stocke pas un résultat : il stocke le chemin qui y mène. Pour chaque étape, vous voyez son intitulé, la formule appliquée et le résultat intermédiaire.
Sur une méthode de comparables, cela donne littéralement : l'EBITDA de référence, le multiple retenu, la valeur d'entreprise brute, la décote de taille appliquée, la dette retranchée, la valeur des capitaux propres.
Selon la méthode, ce bloc prend une forme adaptée :
- un tableau à deux colonnes pour les comparables, séparant la voie EBITDA et la voie chiffre d'affaires ;
- un récapitulatif annuel pour les méthodes qui projettent des flux — une ligne par exercice, avec le flux brut, le facteur d'actualisation et le flux actualisé ;
- des onglets par verticale pour la méthode rNPV, avec le détail des phases probabilisées et un onglet consolidé.
Pourquoi les lire. Deux raisons, toutes deux pratiques :
- Vous vérifiez que Mukeï a compris vos chiffres. Une erreur d'échelle ne se voit qu'ici.
- C'est ce que regardera un tiers. Un expert-comptable, un investisseur ou un vérificateur ne vous demandera pas votre chiffre : il vous demandera comment vous y êtes arrivé. Ces étapes sont votre réponse.
Ce que l'écran n'affiche pas
Deux informations existent bien, sont enregistrées avec chaque calcul, mais ne sont pas affichées sur cet écran :
- la version du moteur de calcul qui a produit le résultat ;
- le snapshot de reproductibilité, pour les valorisations validées.
Elles sont conservées et servent en cas de contestation. Voir pourquoi une valorisation est opposable.
L'ordre de lecture recommandé
Contre-intuitif, mais efficace :
- Les hypothèses — vérifier que les entrées sont justes.
- Les étapes de calcul — vérifier qu'aucune valeur intermédiaire n'est aberrante.
- La sensibilité — mesurer la fragilité du chiffre.
- Le montant — en dernier.
Regarder le montant en premier crée un ancrage : on cherche ensuite inconsciemment à confirmer le chiffre au lieu de le vérifier.
